dimanche 7 novembre 2010

L'école pilote de Njissé

L'école pilote de Njissé est une œuvre à caractère sociale de l'église évangélique du Cameroun. L'éducation étant un droit pour tous, l'école accepte en son sein les enfants de toute confession religieuses sans distinction. Elle s'inspire sur les principes pédagogiques de PIERRE FAURE, de CELESTIN FREINET, et FERNAND OURY et autre pour développer en son sein une pédagogie de ''libération'' s'éloignant progressivement des méthodes  contraignantes, dictatoriales qui hier étaient appelées "pédagogie traditionnelle.

 Fonctionnement de l'école 
L’école pilote compte cette année huit personnels soit 7 enseignants (6 hommes et 1 femme) et un encadreur technique. Elle est située sur une colline entre un collège protestant, un hôpital et le presbytère du président d'église. Un seul bâtiment de salles de classe est construit en matériaux définitifs et les 7 autres en matériaux provisoires. A cause de son relief accidenté les dispositions des classes sont en escaliers. L'école n'a qu'une toilette traditionnelle qui dessert les enseignants et les élèves. Il n'y a pas de point d'eau potable à l'école et chaque enfant se débrouille à apporter sa gourde d'eau pour s'approvisionner durant la journée. L'école fonctionne en système de journée continue c’est à dire de 7h30 à 15h30 et de Lundi à Vendredi. Le Samedi et le Dimanche sont des journées de repos. En plus des enseignements classiques, les activités pratiques (artisanales, agricoles, artistiques...) se pratique au quotidien. Ces activités permettent à irradier les enfants dans leur milieu culturel et de pouvoir s'ouvrir dans le monde en étant capable de partager avec les autres. 

 Activités 

  • Enseignement classique
  • Activités artisanales, agricoles et artistiques

Démarche à l'échelle internationale

  • Dans le cadre d'un échange interculturel, nous accueillons au sein de l'école des enseignants d'autres pays qui veulent venir seconder les enseignants présents et découvrir nos méthodes pédagogiques.
  • Nous accueillons également des volontaires bénévoles désireux de participer aux activités socio-éducatifs et des cours de soutien scolaire aux élèves. 
  • Dans le cadre du projet de correspondance  de dessins entre les enfants d'une école camerounaise et française, lancé par l'association SOLICAM, voyageur solidaire; notre école s'est portée volontaire pour participer au projet. Cette démarche est envisagée dans la perspective de permettre aux enfants du même niveau d'étude vivant dans une aire géographique différente d'être sensibiliser par rapport à une autre culture et continent. 

Cette présentation de l'école Njissé est présente sur le site de Solicam (http://www.solicam.org/), l'association avec laquelle je suis partie une première fois et qui m'a permis cette première rencontre avec Njissé.

mercredi 3 novembre 2010

Appel au don


         Sur le terrain, le projet se fera en partenariat avec l'école primaire Njissé. Dans chaque classe, il y a plus de 60 enfants par maître ou maîtresse. Ces conditions ne leur permettent pas d'aider les élèves les plus en difficulté car ils sont souvent trop nombreux. Ils ont très peu de manuels scolaires et chaque leçon, exercice, texte travaillé doit être recopié par les élèves. Ils n'ont aucun support photocopié. Chaque leçon prend donc beaucoup de temps et les enseignants préfèrent mettre de côté le sport pour se concentrer sur le reste (le français, l'histoire, la morale, les mathématiques...). Je viens donc là en renfort et j'aurai à ma charge l'aide individualisée en français et l'éducation physique sur le temps scolaire. En plus de cela, j'interviendrai sur le temps périscolaire avec des activités manuelles et sportives, la création d'un journal, la tenue du blog et des échanges avec des écoles du Morbihan et la formation de jeunes au métier d'animateur. "Fenêtre ouverte" est un projet qui se veut sur deux ans afin d'avoir un impact réel sur le terrain.

     Comme tout projet, il nécessite un financement pour le matériel (crayons, peinture, feuilles, ballons, chasubles, plots, feutres, ....), le voyage et le coût de la vie. J'ai déjà un apport personnel mais ce n'est pas suffisant et c'est pour cela qu'aujourd'hui je fais appel à votre générosité pour faire un don. Ce don peut être matériel (livre, jouet, matériel scolaire...) ou financier en sachant que pour beaucoup de petits matériels si j'ai assez de fonds, je pourrais les acheter sur place afin de participer à l'économie locale et parce que je ne peux pas tout transporter dans mes bagages.

Meshashe

         Meshashe ou bonjour en bamoun, patois local de Foumban (ville de l'ouest du Cameroun). Ce premier commentaire est une présentation du projet dans lequel s'insère ce blog.
        Le projet dont il est question s'intitule aussi "Fenêtre ouverte". L'envie de mettre en place ce projet trouve sa source dans un voyage de trois mois à Foumban grâce à l'association Solicam, il y a maintenant plus de six mois. Lors de ce premier séjour, j'ai travaillé bénévolement dans trois structures: 
-la première est l'école primaire de Njissé où je faisais du soutien scolaire en français et des animations sportives,
-la deuxième est le centre socioculturel de Ngapout où je faisais de l'animation périscolaire, 
-la troisième est une structure de réinsertion professionnelle où j'ai travaillé sur le montage d'un spectacle.
          J'ai appris énormément. Le partage, l'entraide, la solidarité ont, pour moi, pris un nouveau sens à travers cette expérience. Voir un enfant s'étonner du simple fait d'utiliser pour la première fois un crayon feutre est vraiment quelque chose de déroutant, d'impressionnant. Pour la plupart des enfants avec qui j'ai travaillé leur quotidien c'est l'école de 7h30à 14h puis les corvées de la  maison (nettoyage, linge, repas...) pour certains, le travail aux champs ou en ville pour d'autres.
           Ouvrir une brèche dans ce quotidien trop adulte c'est un des objectifs de ce projet. L'autre mais qui va de paire pour moi avec le premier, c'est de leur apporter des outils pour faire des projets, pour que demain est du sens, pour que leur avenir soit celui qu'ils construisent plutôt que celui qui s'imposent à eux. En effet, dans un quotidien où la mort a une place trop importante, où l'Etat n'en a que pour son nombril, où les jeunes ne sont pas soutenus, demain n'a pas le même sens, n'en a peut être pas vraiment.
           Sans penser que je changerais tout cela car ce n'est ni mon rôle ni mon combat, je veux juste essayer de donner à ces enfants, à ces jeunes l'envie d'ouvrir leur propre fenêtre.